Indice TREVI

28Avr

Pour rappel : l'indice TREVI s'élevait au 31 décembre 2005 à 106,11

Nous constatons que l'effet de ralentissement observé sur la région bruxelloise tend à gagner l'ensemble du marché.
Nous avions prévenu le marché que le Soft Landing était en cours : en voilà la preuve.
Il se matérialise mais de façon contrôlée et raisonnable ;

En terme annuel et pour autant que cette hausse modérée se maintienne, nous arriverons à 3,5% pour l'année 2006. Il ne nous surprendrait pas que les 9 prochains mois corrigent encore légèrement cette tendance pour adoucir la hausse et la porter en rythme annuel plus près des 3%

Cette analyse est corroborée par une analyse plus approfondie de chaque type de biens et de chaque province observée.
Seules les provinces de Namur, Brabant Wallon, Brabant Flamand et Liège semblent encore capables de tirer les prix à la hausse. Pour les autres nous constatons soit un léger recul peu significatif soit une stagnation.
Assez curieusement et de manière significative ce sont les immeubles de rapport qui semblent marquer le pas. Cette observation semble fort importante et nous intéresse au plus au point. Elle demandera d'être vérifiée lors des prochaines parutions de l'indice.

Nous pouvons supposer en effet qu'un certain nombre d'investisseurs immobiliers estiment que ce type de biens est devenu un peu trop cher compte tenu de divers facteurs :

  • Marché locatif convalescent
  • Remontée probable mais très mesurée du taux d'intérêt
  • Rendement entre le coût moyen de l'argent et le rendement brut deviendrait trop faible. L'investisseur ne se contente probablement pas uniquement de la plus-value comme cela se pratique dans certains pays voisins

Si corollairement on retient que le marché boursier a connu une belle hausse en 2005 et qu' il offre en 2006 des perspectives correctes de croissance, on peut ainsi supposer que certains ont oublié les déboires qu'ils ont connus en 2000 et sont à nouveau attirés par la plus-value et le return boursiers.
Mais sans vouloir jouer les Cassandre, on peut légitiment se poser la question d'un tel regain d'intérêt à plus long terme.
En tant que professionnel de l'immobilier, nous ne nous en inquiéterons pas.

La bourse connaît progressivement une hausse des cours qui rendra les actions moins attractives ou, si la hausse devait perdurer, créer les conditions d'une nouvelle bulle boursière. Tout profit pour l'immobilier.
Nous réitérons les perspectives favorables à plus long terme déjà émises précédemment car nous ne détectons aucun signe négatif pouvant enrayer la mise à niveau du marché belge.

Pour mémoire, le marché immobilier belge reste à un niveau faible comparativement au Luxembourg, aux Pays-Bas ou Espagne, Portugal et fait figure de parent pauvre en Europe Occidentale.La hausse des prix de l'immobilier progresse nettement plus vite que la hausse de nos revenus.

Il faudra dès lors que chacun intègre que nous allons immanquablement, vivre dans des espaces de plus en plus petits en ville ou nous éloigner de plus en plus des grands centres urbains. Cette vérité s'applique du Nord au Sud de l'Europe, pourquoi Bruxelles ferait-elle exception ?

Nous aurons certainement l'occasion d'y revenir de manière plus approfondie ultérieurement.