Les différentes méthodes pour transmettre un bien immobilier
Il existe plusieurs façons de transmettre un bien immobilier en Belgique. Chacune présente ses avantages et ses contraintes, selon que vous privilégiez la donation, la succession ou d’autres solutions.
Donation : les 3 types principales à connaître
La donation peut être entre vifs, avec ou sans réserve d’usufruit, ou encore sous forme de donation-partage. Chaque type répond à des objectifs différents : transmettre tout de suite, conserver certains droits ou répartir équitablement entre héritiers.
Comment faire une donation d’un bien immobilier en Belgique
La donation d’un bien immobilier doit être formalisée par un acte notarié. En fonction de la région, les droits de donation varient. Il est important de bien choisir le moment et la forme de la donation pour optimiser la fiscalité.
Succession : déroulement et spécificités avec un bien immobilier
Lors d’une succession, les biens immobiliers entrent dans l’actif successoral. Leur répartition dépend du régime matrimonial, des héritiers légaux et des dispositions testamentaires. Les droits de succession diffèrent sensiblement d’une région à l’autre. En Flandre, depuis le 1er janvier 2026, les taux en ligne directe s’élèvent à 3 % jusqu’à 50.000 €, 9 % de 50.000 € à 250.000 € et 27 % au-delà. Les célibataires sans enfants bénéficient d’une réduction spéciale sur les premiers 100.000 € hérités, taxés aux taux en ligne directe, soit 3 % jusqu’à 50.000 € et 9 % au-delà jusqu’à 100.000 €. Le partenaire survivant profite d’un abattement pouvant aller jusqu’à 75.000 € exonérés.
En Wallonie, les taux en ligne directe démarrent à 3 % jusqu’à 12.500 € et progressent jusqu’à 30 % au-delà de 500.000 €. Entre tiers, la taxation peut grimper jusqu’à 80 % pour les tranches élevées. Une réforme majeure prévue en 2028 devrait diviser les taux maximaux par deux, avec un plafond de 15 % en ligne directe au lieu de 30 %. À Bruxelles-Capitale, le système est similaire à celui de la Wallonie : 3 % jusqu’à 50.000 € en ligne directe, jusqu’à 30 % au-delà de 500.000 €, et un taux maximal de 80 % entre tiers, potentiellement réduit à 40 % dès 2028. Ces taux sont indicatifs et peuvent évoluer ; il est recommandé de consulter un expert pour une évaluation personnalisée.